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    Les 4 principaux profils de courbe  
    noAuteur - Univers Macworld - 2000-02-01      
    Lorsqu'un système offre des variations presque infinies, il est bon de regrouper ses modes d'action en grandes catégories.  
    Avec les courbes tonales, il existe quatre profils caractéristiques, qui sont à l'origine de la plupart des opérations.  
   

Dessine-moi une courbe

 
    L édition d'une courbe tonale peut se faire de plusieurs manières, selon les pilotes ou les logiciels utilisés. La méthode la plus rustique consiste à dessiner avec un "crayon"le profil souhaité dans le carré représentant le graphe. Une autre solution utilise des poignées placées aux endroits "stratégiques"de la courbe : 0 (noir), 64 (3/4 tons), 127 (tons moyens ou 1/2 tons), 191 (1/4 tons), 255 (blanc). Cette méthode est plus rapide que la précédente mais elle manque de souplesse. La meilleure solution consiste à placer un point d' édition n'importe où sur la courbe pour l'utiliser comme poignée (c'est une des deux solutions que propose Photoshop).  
    Quelques règles de base permettent de comprendre assez rapidement comment fonctionne le système. Elles se déduisent de l'examen de la figure ci-dessous. Nous y voyons une courbe "au repos", c'est-àdire une droite à 45°. Un tel tracé produit une sortie identique à l'entrée.  
   
 
   
 
   

Ces deux cygnes en danse nuptiale nous montrent le résultat du déplacement en densité vers le haut à gauche (courbe rouge) et en bas à droite (courbe cyan). Nous avons choisi de partir de la photo correcte et de montrer l'action de la courbe. L'effet est plus spectaculaire. Mais, dans l'utilisation d'un scanner, on fonctionne dans l'autre sens : on part d'une prévlsuallsation incorrecte et on corrige avec les courbes pour obtenir la bonne Image.

 
    Si l'on tire la courbe vers le haut à gauche, dans le sens de la flèche rouge, on observe, globalement, un éclaircissement. Dans le sens de la flèche bleue-cyan (ci-dessous), on relève une augmentation de la densité.  
   
 
   

Création d'une dominante colorée jaune-rouge à l'aide des courbes du bleu et du rouge (la courbe du vert est superposée à la ligne à 45° en pointillés : elle n'a pas subi de modifications).

 
    Dans l'ensemble des courbes que nous reproduisons ici, les couleurs ne sont utilisées que pour mieux différencier les tracés les uns des autres. En réalité, la quasi-totalité des actions sur les courbes concernent le plan densité et non les plans couleur. La seule exception est la courbe ci-dessus qui représente une correction de dominante colorée.  
    Avec le déplacement de courbe décrit ci-dessus, on peut en effet modifier la densité générale d'une image ou corriger une dominante couleur, en ne s'attaquant qu'à un ou deux plans couleur.  
    Lorsque l'on corrige sur un seul plan couleur, on obtient une modification de teinte dans le sens de la couleur primaire en montant dans le sens de la flèche rouge. Si l'on opère sur la courbe du rouge, on obtiendra en sortie une image plus rouge. Dans le sens inverse (vers le bas à gauche, flèche cyan) on produit une augmentation de la couleur complémentaire : cyan pour le plan rouge, magenta pour le plan vert, jaune pour le plan bleu. La figure ci-dessus montre la position des courbes rouge et bleue provoquant une dominante colorée rouge-jaune. La courbe du rouge est dal!s le secteur en haut à gauche (plus rouge) et la courbe bleue dans le secteur en bas à droite (plus jaune).  
   

Le sens des corrections

 
    Autre action réalisable, le changement d'angle de la courbe. Un mathématicien parlerait de modification de la pente ou du coefficient angulaire. Une telle action se traduit par une évolution globale du contraste de l'image. Si la pente est rendue plus raide (l' angle de la courbe est supérieur à 45°), l'image devient plus contrastée. Et inversement.  
   
 
   

Effet d'une correction linéaire de contraste. Accentuation avec la courbe rouge et diminution avec la courbe verte.

 
    Là encore, la correction peut être effectuée sur la courbe de densité générale (celle qui regroupe les trois plans couleur) ou sur une courbe de couleur. Dans le premier cas, on obtiendra une modification globale de contraste. Dans le second, l'édition de la courbe provoquera (ou corrigera) une bascule de couleur. En photo, on désigne par bascule une dominante colorée qui affecte différemment les zone claires et les parties sombres. Une bascule jaune-bleue, par exemple, se manifeste par des hautes lumières jaunes et des ombres bleues sur un tirage. Le numérique permet de compenser facilement de tels défauts qui sont très difficiles à rattraper dans un système de tirage argentique.  
   

Interventions non linéaires, la justification des courbes

 
    Les deux formes de correction que nous avons vues ici, décalage ou inclinaison, sont linéaires. Elles affectent l'image dans sa globalité, sans apporter de différenciation entre les zones claires ou sombres. Jusque-là, on peut obtenir le même résultat en utilisant les curseurs de correction des pilotes ou du logiciel de traitement d'image.  
    Mais l'édition de courbe permet de réaliser des corrections beaucoup plus subtiles. Il n'est en effet pas indispensable de s'en tenir à une droite. La forme la plus simple d'édition non linéaire fait appel à la fonction gamma. Elle s'obtient en donnant une forme concave ou convexe au graphe (ci-dessus).  
   
 
   

Courbes non linéaires de type gamma. Elles modifient le contraste de manière différente dans les ombres et les hautes lumières.

 
    Une telle intervention produit une compression de certaines valeurs et une expansion des autres, en sortie. Par exemple, la forme de la courbe ci-dessus augmente les détails dans les ombres et comprime les valeurs dans les hautes lumières. L'action sur l'image devient plus raffinée qu'une correction linéaire.  
   
 
   

Cette image justifie l'emploi d'une courbe de type gamma. Elle adoucit les blancs de l'image, un peu trop contrastés, et donne davantage de détails dans les ombres qui sont bouchées sur le scan original.

 
   

Courbes en gamma et en S, interventions subtiles

 
    Il est parfois nécessaire de donner plusieurs inflexions à la courbe tonale. Cela se traduit, dans la forme la plus simple, par un profil en S. direct ou inverse. Dans le sens direct, le résultat est une augmentation du contraste dans les valeurs moyennes et une diminution aux extrémités, parties denses et claires de l'image (ci-dessous). Dans le cas contraire, ce sont les ombres et les lumières qui sont mieux différenciées, tandis que les valeurs moyennes sortent moins contrastées (compression des tons intermédiaires).  
   
 
    Une bonne maîtrise de ces quatre types de corrections (décalage, angle, gamma, S) permet de régler la majorité des besoins de correction, même les plus délicats. Lorsqu'un utilisateur est bien entraîné à les pratiquer, il parvient à prévisualiser mentalement ce que donnera le résultat. Il est alors capable d'explorer les autres formes possibles de courbes. Elles sont adaptables à l'infini aux besoins de tous les types de clichés.  
       
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