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       - Avant l'âge du bronze  
    Florent Mathias - Les cahiers de Science & Vie, no. 129 - 2012-05-01      
    Les hommes se préoccupaient-ils déjà des phénomènes célestes au Néolithique ? Les mégalithes offrent des elément de réponse.  
    Les hommes du Néolithique (entre 6000 et 2200 av. J.-C) avaient-ils des connaissances en astronomie ? Avaient-ils érigé leurs monuments mégalithiques pour observer le ciel) Ces questions ont longtemps fait l'objet de débats houleux entre astronomes et archéologues. Difficile, en effet, de concevoir que ces peuples, à peine sortis de la préhistoire, aient pu être en mesure de comprendre les phénomènes célestes. L'orientation des mégalithes érigés par milliers dès le Ve millénaire av. J.-C. à travers toute l'Europe semble pourtant rarement laissée au hasard. La chambre du tumulus de Newgrange (Irlande), datée de -3200, est ainsi éclairée par la lumière du Soleil levant le jour du solstice d'hiver. Il pourrait s'agir d'une heureuse coïncidence si de nombreux autres sites, dont les mieux référencés se répartissent sur les îles britanniques, n'entretenaient pas également des rapports troublants avec le cycle du Soleil. Les spécialistes s'accordent désormais pour reconnaître que le vénérable cercle de pierres de Stonehenge, dans la plaine de Salisbury (Angleterre), daté de la fin du IIIe millénaire av. J.-C., est lui aussi orienté vers le lever du Soleil sur l'horizon au moment du solstice hiver. Il en va de même, par exemple, pour l'entrée du cairn de Gavrinis, dans le Morbihan, érigé vers -3500, ou encore pour les alignements de pierres de Callanish, sur l'île de Lewis (Écosse), datés d'environ - 2000. En Allemagne, le site de Goseck présente une orientation similaire dès -4900. Une telle récurrence, identifiée à travers tout un continent pendant près de trois mille ans, n'est donc pas fortuite.  
   

Stonehenge (fin du IIIe millénaire), dans la plaine de Salisbury, est un site mégalithique emblématique de l'intérêt que portaient les hommes aux cycles célestes.

 
    Pour les hommes du Néolithique, dont l'essentiel des ressources provenait de l'agriculture nouvellement maîtrisée, le solstice d'hiver devait être un marqueur calendaire essentiel, annonciateur du rallongement des jours et surtout de la saison agricole à venir. Par conséquent, une bonne connaissance du cycle solaire relevait d'un enjeu majeur de subsistance. Il est également probable qu'un tel événement ait été l'occasion de célébrations religieuses à proximité des monuments, bien que les données archéologiques actuelles ne nous permettent d'énoncer que des hypothèses à ce sujet.  
       
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