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    2012, la fin d'un monde pour les Mayas  
    noAuteur - 21 décembre 2012, no 1 - 2012-08-01      
    Selon ce peuple, avant l'apocalypse de 2012, toute une série de catastrophes naturelles et humaines devaient avoir lieu.  
    Effectivement, depuis dix ans, la Terre a connu un nombre significatif de séismes, de tsunamis et d'attentats. Sans compter les conséquences d'un réchauffement climatique et les guerres… L'accumulation de tragédies dans la décennie 2000 est-elle l'annonce d'un désastre global ? Retour sur des événements qui aissent planer le doute sur la fin des temps.  
   
 
    Lorsque le soleil se couchera le soir du vendredi 21 décembre 2012, le monde tel qu'il est actuellement cessera donc d'être. Le calendrier maya s'arrête là. Pas de 22 décembre 2012. Depuis sa découverte à la fin du XIXe siècle, l'objet n'a cessé de mobiliser les chercheurs et les mystiques des quatre coins du globe. Les Mayas avaient une vision du temps très différente de la nôtre. Pour eux, un jour ne ressemblait à aucun autre et chacun avait une signification particulière. Grâce à un système mathématique très complexe, ils ont conçu un calendrier unique qui raconte l'évolution de la planète et de l'humanité depuis la création de l'Univers jusqu'à aujourd'hui. Vers 1980, lorsque les savants sont parvenus à déchiffrer suffisamment de dates et de symboles sur les stèles de l'ancien empire, ils les ont mis en corrélation avec nos calendriers modernes. La dernière date du calendrier maya correspond très précisément au 21 décembre 2012. Pourquoi ? Que prévoyaient les Mayas plus de mille ans après leur apogée ? Selon eux, l'année 2012 marquerait le dernier cycle de l'évolution humaine, comme l'expliquent certains spécialistes du calendrier.  
   

Les Gardiens du Temps

 
    Contrairement aux Mayas ou à d'autres peuples indigènes, nous avons une conception segmentaire du temps, dont la progression est linéaire, avec ses débuts et ses fins : jours, semaines, mois, années et siècles. Chacun de ces segments est plus ou moins identique à celui qui le précède et à celui qui le suit. Obsédés par le temps, les anciens Mayas avaient mis au point un calendrier qui divisait les périodes en plusieurs cycles précis de construction et de destruction. Ils l'ont représenté sous la forme de roues imbriquées les unes dans les autres et dont les rouages étaient constitués par les dieux, les humains et la nature. Tournant sans fin, ces roues symbolisent autant de sous-calendriersª qui possèdent chacun un sens précis. Parmi les plus importants, figurent le calendrier solaire de 365 jours, le Haab, et un calendrier divinatoire qui compte 260 jours, le Tzolkin. Tous les deux s'inscrivent dans un troisième almanach de 5'125 années, le Compte long. Le premier est un calendrier usuel destiné à des fins civiles et agricoles, le deuxième est utilisé comme oracle au quotidien et le troisième inscrit la civilisation maya dans l'Histoire, depuis ses débuts vers -3113 avant Jésus-Christ jusqu'à 5'125 ans après, soit en 2012. Ces trois calendriers montrent bien à quel point leur notion de la durée est liée à la religion. Chaque jour, chaque année, chaque décennie, siècle ou millénaire possède en effet sa divinité. De plus, chaque dieu hérite du cycle précédent et enrichit le nouveau.  
    De savants calculs permettaient au chaman-astronome maya d'assigner une idole choisie à un jour et une mission particulière. Les Mayas scrutaient également le ciel quotidiennement afin de prédire le destin des hommes. Fins astronomes, ils connaissaient bien les mouvements du Soleil, de la Terre et d'autres planètes. Ils étaient même capables de prédire les éclipses et, bien avant l'existence des télescopes, ils connaissaient Uranus, découverte en 1789 par William Herschel, et Neptune, révélée en 1846 par Adams et Le Verrier.  
   
 
   

Le Compte long, 5'125 ans d'histoire selon les Mayas

 
    Parmi les différents calendriers mayas, c'est le Compte long qui intrigue tout particulièrement les Occidentaux parce qu'il retrace l'histoire des 5125 dernières années.  
    Mais pourquoi s'achève-t-il précisément à la date du 21 décembre 2012 ? Surtout, comment les Mayas sont-ils arrivés à cette date ? Pondant leurs calculs sur la rotation de la Terre et la révolution de la Lune, ils seraient ainsi parvenus à prédire ce qui se passerait dans les années à venir.  
   

Nous sommes dans une période de transition qui a débuté en 1987

 
    Convaincus que d'autres mondes ou "Soleils "ont déjà existé avant le leur, les Mayas voulaient suivre l'évolution de leur propre planète. Pour pouvoir établir un calendrier leur permettant d'avoir une vision globale et à long terme, ils ont créé de nouveaux cycles par multiples de 20. A partir de leur unité de base composée de 20 "cycles – tuns "(soit 360 jours), les mathématiciens mayas calculèrent un grand cycle de 5'125 années qui correspond à 13 "baktuns". Chaque baktun est divisé en 20 cycles appelés "katuns "et eux-mêmes composés de 20 cycles, qui comportent chacun 360 jours (tuns). La boucle est bouclée. Ainsi cumulés au calendrier divinatoire, le Tzolkin, les chercheurs s'aperçoivent que les Mayas ont trouvé des rythmes d'évolution reconnus par la science. Certaines de leurs visions se révèlent étonnamment précises. Dans l'année dite du "Roseau", par exemple, les Mayas annoncent un jour très important pour les Amérindiens : "un vol de papillons". Si on le compare à nos calendriers modernes, cela correspond au dimanche de Pâques du 21 avril 1519, c'est-à-dire à la conquête espagnole. Ce jour-là, venant du vieux continent, Hernàn Cortés et sa flotte de onze galions accostèrent l'île de Cozumel, au large du Yucatan (sud-est du Mexique). Quand les navires au service du roi Charles Quint apparurent à l'horizon, les populations indigènes observèrent les voiles ondulantes semblables à des vols de papillons rasant la surface de l'océan. Les Mayas ont appelé cette ère "les Neuf Enfers", chacun comprenant 52 années marquées par la confiscation des terres, la privation des libertés, l'installation des maladies et de la pauvreté.  
    Les prévisions du calendrier étaient si précises qu'elles se basaient sur une unité de temps qui correspond à un millième d'une journée de vingt-quatre heures, soit moins d'une minute et trente secondes. Cherchant inlassablement à décoder le temps et ses cycles, l'un des trois peuples du Soleil avait inventé "le système de calcul mathématique le plus sophistiqué de l'histoire de la culture humaine", selon Barbara Hand Clow.  
    Membre des sages de la communauté internationale maya, cette petite-fille d'Indien cherokee a consacré sa vie à étudier le célèbre calendrier. Comme beaucoup d'autres chercheurs, elle est fascinée par ce mélange de connaissances scientifiques et de croyances ancestrales. Mais surtout par cette date, si précise, du 21 décembre 2012.  
   

2012, la mort du cinquième Soleil

 
    Selon les Mayas, nous vivons dans le cinquième monde ou "Soleil". En "mourant", les précédents ont entrainé des cataclysmes planétaires. Le 21 décembre 2012, qui marque la fin de leur calendrier, signe ainsi l'achèvement du cinquième monde, annoncé par une série de terribles catastrophes, qui vont des tremblements de terre à la destruction de l'environnement en passant par le chaos social. Pour Carlos Barrios, historien et anthropologue guatémaltèque, le calendrier maya indique que nous sommes dans une période de transition qui a débuté en 1987. Et celle-ci marquerait, non pas la fin du monde, mais l'achèvement d'"un "monde pour les Mayas. Durant plus de vingt-cinq ans, Carlos Barrios a étudié le calendrier auprès d'une ancienne tribu maya du Guatemala, les Mams, et a interrogé plus de six cents personnes afin de le décoder.  
    Notre planète sera soit renouvelée soit ravagée. C'est à chacun d'entre nous de s'éveiller et d'agir. Comme l'avaient calculé les Mayas, il y aura de grands changements, explique-t-il à la journaliste Sylvie Simon (2012, le rendez-vous). Pour lui, cette période de transition correspond à la disparition progressive du monde matérialiste. "La société va continuer mais d'une autre manière. Les structures matérielles changeront. A partir de là, nous aurons l'opportunité d'être plus humains. "Le 21 décembre 2012, le réalignement de l'axe polaire avec le centre de notre galaxie marquera la fin de cette période de transition, le début de la renaissance qui nous mènerait alors dans une nouvelle ère de sagesse, "d'âge Itza".  
   

De puissants visionnaires

 
    De son côté, Barbara Hand Clow considère que nous sommes à l'aube d'un bond de l'évolution. Dans son livre, Le Code maya, elle démontre que les cycles de notre évolution retracés dans le calendrier correspondent à d'importantes périodes de l'Histoire. "Les Mayas étaient de puissants visionnaires. Ils ont découvert des rythmes d'évolution reconnus par la science moderne. D'après leur calendrier, ces cycles prennent fin en 2012."  
    Ce qu'avaient pressenti les anciens Mayas il y a plus de mille ans, leurs héritiers le réaffirment aujourd'hui. Si elle a mis fin à la civilisation, la conquête espagnole n'a pas pour autant détruit la culture traditionnelle. Aujourd'hui, plus de six millions de Mayas vivent au Mexique, au Guatemala et au Bélize.  
    Ils parlent vingt-huit langues différentes et beaucoup restent fidèles aux anciennes coutumes. D'après Barbara Hand Clow, des clans isolés du Chiapas au Mexique et des hautes terres du Guatemala continuent de tenir les calendriers originaux en comptant les jours. Certains, comme le chaman Don Cyrillo Perez Ozlar, réaffirment les prévisions de leurs ancêtres : "Le 21 décembre 2012 marque la fin d'un cycle. Nous entrerons dans une nouvelle ère et attendons un nouveau jour, un nouvel espoir, une manière de vivre radicalement différente après cette date. Pour que le monde trouve la paix et la joie. Aujourd'hui, nous vivons dans un monde rempli de haine, d'exploitation, de racisme et de pollution."  
    D'après les Mayas, 5'125 années étaient nécessaires pour révéler le dessein du Créateur dans l'évolution des humains. Leur vision bouleverse la théorie darwinienne selon laquelle le mouvement est une série d'événements aléatoires dans un univers sans dieux.  
       
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